Copie_de_FAUCHEUR_originel

Voici une réponse à une «sœur ainée » (actuellement toujours pratiquante, mais en retrait de toutes organisations) adepte du bouddhisme de Nichiren.  Je vous la retransmets car elle est susceptible d’éclairer, voire réviser votre jugement face à l’apparence « intégriste » de  certains courants religieux.  De nos jours,  à force de glorifier méfiance  vis-à-vis de ces derniers ou ce genre d’attitude, beaucoup sont devenus inconsciemment, des obsédés  d'un doute paralysant  .  Alors que dans tout mouvement pérenne,  "piliers ou trésors " doivent demeurer inébranlables !  A tord ou à raison ! c’est en ce sens qu’il faut considérer les gardiens d’un dogme … et non leur porter mépris, alors que bien souvent ils y sacrifient leur vie avec courage par pure honnêteté et amour de leurs semblables.

  Certes, certains se croyants  avertis pourraient objecter que  les pilotes Kamikazes , lors de la deuxième guerre mondiale, étaient souvent puisés chez les bouddhistes Zen…  voir détails « euro/psy sur la société japonaise (1)

D’autres plus nombreux (sous l'emprise des médias officiels) diront que nous assistons aux mêmes phénomènes avec les « combattants d’Allah » !  A fortiori, il faut donc se méfier des fanatiques ! Sans doute oui, mais ceux-ci sont bien souvent victimes  d’un encadrement plus politique, que spirituel. 

  Quoi qu’il en soit,  si le débat semble hermétique en ce qui concerne le cœur d’une doctrine, il est en revanche beaucoup plus perméable et efficace d’être soi  même un exemple de tolérance en encourageant l’autre à faire la preuve actuelle de ses valeurs.

Sur la fin du message suivant, on pourrait m’accuser d’antinomie, au regard de ma méfiance vis à vis de « l’ écologisme », je rappellerai seulement, qu’il s’agit bien là, d’une récupération politique. D'où la nécessité de s'y engager affin d'y faire règner la démocratie. 

JCB

(1)    http://www.cahiers-ed.org/ftp/cahiers2/c2_bernier.pdf

De : Jean-Claude Bonnot [mailto:jc-bonnot@wanadoo.fr]
Envoyé : mardi 11 mai 2010 14:39
À :
Objet : RE: Pensée du soir

Hello

  Ta réaction de défiance à mes propos suivants :  "  la population reviendra vers les purs et ceux qui œuvrent avec rigueur et compassion" était prévisible, j’ai en effet lâché cette remarque suite à la virulence de mon contact avec cette nouvelle pratiquante, me traitant de « nazi intégriste ».  Mais d’abord, je voudrais t’encourager  à poursuivre tes lectures sur les philosophes occidentaux du 19E siècle (c’est là que tout s’est décidé pour notre société),

.. C’est d’ailleurs à ce moment que les premiers contacts avec le bouddhisme et la pensée orientale (elle-même rejetée par l’occident suite aux romains et au  christianisme) ont resurgit . Ta référence à Hegel est remarquable, je cite :

« Tout développement historique est induit par la tension entre deux opposés d'où résulte un changement soudain »

En effet, la voie correcte surgit  de la confrontation, soit du débat. Même Nietzsche, se considérant comme « éveillé » à l’instar de Nichiren, réfute partiellement la loi de causalité. Tout ne peux pas être déterminé à l’avance, vérités, erreurs, ainsi que mensonges  devant s’opposer, même si en limite, on ne peut invoquer ici la raison (puisque c’est elle qui est objet de recherche !). Voilà pourquoi, je reconnais ta position comme utile… sous condition de ne pas rompre le lien avec ceux justement qui se réclament de la voie correcte. Il existe en effet, des intégristes, qui s’obstinent même dans ce qui apparaît comme absurde. A tort ou à raison, c’est une  réalité, il ne faut pas la nier, mais cette attitude a un sens ! dixit dans notre école : «  la transmission sanguine de la doctrine » tel d’un récipient à un autre.   A voir aussi le parallèle en Occident avec le « Saint Graal » ou « Sang royal »  ( dans mon livre L’Eclaireur page 40, chap « les rois du monde ») http://www.alesiadesmandubiens.com/portail/forums/viewtopic.php?id=23

  J’en arrive donc ainsi aux « puristes » . Vois tu, je te comprends très bien car moi-même suis passé par ton état   (excuse moi de cette prétention) .   Le comportement de cette "novice" est reconnaissable  surtout après quelques mois de pratique… En effet, celle-ci, sous l'emprise d'une souffrance (bien représentative de notre époque, victime de son égarement dans une psychologie immature, parcellaire) pensait  être accueillie dans une communauté solide et obtenir soutien et révélation au sein du bouddhisme.  Bien que mon attitude et assurance, l’ait mise de suite en confiance, elle a vite été en proie au doute en lisant notre journal où, en cette fin d’année du 750 e anniversaire du « traité sur la sérénité du pays par le rétablissement de l’orthodoxie »  http://eclaireurcitoyen.canalblog.com/archives/2010/03/02/17167251.html, nos moines japonais n’ont cessé de nous enjoindre à activer la vaste propagation.   Leur méthode se résumant (d’après elle) surtout à la réfutation incessantes des voies erronées.   Comme tu le dis, de s’y prendre ainsi,  c’est bien mal connaître les occidentaux, pour  qui contestation et débats incessants sont la règle (ceci dit, si on ne possède pas culturellement, le Sésame, pour sortir d’une crise, ont finit par s’enliser et perdre espoir). 

Comme tu le vois, beaucoup de parenthèses dans mes explications, mais le sujet le veut.  La sagesse devant surgir,  devant la nécessité de l’issue, voire par l’amour (nous même dirions : la compassion)

  En fait, mon litige avec cette nouvelle pratiquante (à l’origine de confession protestante, Luthérienne )  portait sur le positionnement du Pape et des catholiques.  Sans rentrer dans les détails, je lui ai mentionné que mon choix sur la rigueur et l’orthodoxie du bouddhisme de Nichiren, venait certainement de mes fondements catholiques, pour qui « mettre l’Eglise au milieu du village » occupe un sens profond.  En effet,  si chacun développe indépendamment sa petite chapelle, il est à craindre que le message originel se ternisse.  En fait, j’ai comparé le protestantisme à une forme de socialisme.   Aujourd’hui, nous serons bientôt confronté à la dictature de « l’écologisme » qui est une menace envers la nature spirituelle de la  terre-mère. Cette dernière étant un concept « garde-fou » garantissant  tous nos espoirs.

  Bon, je termine là aujourd’hui car j’ai aussi été traité de fou !  D’où la motivation qui m’a poussé à écrire mon livre et afficher ainsi ma cohérence à travers le canal historique.

Bien à toi

Jean Claude