stalingradrussetire  stalingrad

 

  Copie de FAUCHEUR-originelSans doute beaucoup d'entre nous on vu le film "Stalingrad" où la formidable Wehrmacht ( armée Allemande) a été stoppée. Outre l'enfer des combats urbains, on y voit la joute que se livrent deux snipers (tireurs d'élites) l'un est un paysan russe, l'autre un aristocrate prussien "éduqué" . Tout deux rivalisent d'ingéniosité de calme et d'adresse faisant "mouche" presque à chaque coup...sans haine et sans crainte, comme des chasseurs respectant leur gibier. L'histoire démontrera plus tard par cette confrontation d'homme à homme où s'est joué la sort du monde.  En effet , Von Paulus le commandant allemand a du capituler avec 300 000 hommes, son armée ayant auparavant été décapitée -les officiers étant la cible des snipers- . En effet, même un meneur d'hommes et un stratège de grande qualité peut être abattu à distance par n'importe quel quidam et son fusil de précision.  Nous pouvons lire dans l'article du Nouvels Obs, la redoutable qualité  des armes russes.. de la célèbre Kalatcnikov au Dragunof dont sont dotés les soldats de Kadhafi. Une seule balle peut traverser plusieurs corps.

   Aujourd'hui 70 ans après, rien n'a vraiment changé dans ce genre de conflits.... Sauf peut être le fait d'avoir des témoignages en direct, je relaie donc l'un d'eux . Pour autant, je doute de l'achèvement rapide de la guerre.  L'une où l'autre des parties cherchant toujours à tirer profit de la situation en démonisant l'adversaire... alors que les vrais responsables sont bien éloignés des zones de combats. A nous donc , citoyens de faire circuler ces infos 

  Ici, pour passer son article, le journaliste doit titrer en la défaveur de l'ennemi désigné par l'Occident . Alors que les hommes de Kadhafi se battent dos au mur pour défendre leur peau au vu des exactions commises par les "libérateurs" . Déclancher une guerre est plus facile que de l'arrêter.

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110917.OBS0554/libye-le-panier-de-crabes-de-beni-walid.html

Mohammed a été blessé vendredi 16 septembre à Beni Walid. Mohammed Balout, un ami reporter pour la BBC en arabe, était entré dans la ville de Beni Walid avec les rebelles. Il discutait avec l’un d’eux quand il a vu exploser la tête de son interlocuteur. Une balle de sniper kadhafiste a tué un premier homme, traversé le corps d’un deuxième puis a frappé sous le bras de Mohammed, dans l’interstice de son gilet de protection, a pénétré le poumon pour venir se loger au milieu de la poitrine. Elle y est encore, longue d’un doigt, visible à la radio. C’est une balle de Dragunof, un fusil de précision russe de gros calibre, très puissant. Voilà pourquoi elle a traversé le corps de trois personnes.

Sur son lit d’hôpital hier soir tard, Mohammed m’a dit que, sous le choc, il avait eu le sentiment irréel d’être renversé par une voiture. Il a eu très peur quand les rebelles l’ont évacué en ambulance vers Tripoli, à deux heures de route, en roulant comme des dingues. Mohamed s’en est sorti, son état est stable, reste maintenant à extraire la balle. On respire. Mohammed est un ami de longue date, croisé sur tous les terrains de conflit. C’est un homme charmant, cultivé et fin connaisseur du moyen orient et du Liban où il est né. Il vit à Paris, a travaillé pour toutes chaines de télévision qui utilisent son expérience et écrit pour le journal "Al Safir".

Hier soir, en salle de réanimation, il était calme et précis, comme à l’accoutumée. J’espère qu’il va être évacué d’ici rapidement et opéré à Paris ou à Londres. On s’était retrouvé avec joie dans l’avion de Paris à Djerba et décidé de faire la route ensemble jusqu’à Tripoli. Deux jours plus tôt, nous avions passé toute la journée à Beni Walid. Mohamed a du métier, il connaissait le danger, il n’a pas pu l’éviter. Saleté de sniper !

Les Dragunof ne leur ont laissé aucune chance

Les rebelles n’arrivent pas à prendre cette ville du désert. Une route entre deux parois montagneuses, un petit col, une plongée vers l’oued et un pont, puis la ville, large et surmontée d’un plateau rocheux. Une véritable place forte naturelle. Surnommée le "Château" ou les "Dardanelles". A chaque fois qu’on s’engage au-delà du col, on est sous le feu. Dans la ville, les kadhafistes sont retranchés dans les maisons au milieu des civils qui servent de boucliers humains. Ce sont des troupes d’élite, composés de soldats souvent issus de la ville et qui n’ont plus rien à perdre. Ils matraquent tout ce qui avance, les rebelles en pick-up, à coup de mortiers de 40 mm. Et quand les rebelles entrent dans la ville, c’est le tour des snipers qui abattent d’une balle au cœur ou en plein front les hommes qui essaient de progresser.

J’ai parlé longuement avec des combattants qui avaient réussi à atteindre le centre-ville, ils ont passé une partie de la nuit terrés dans des maisons favorables à la révolution mais n’ont pu faire un pas dehors. Les Fusils Dragunof, maniés par les tireurs d’élite de Kadhafi, ne leur ont laissé aucune chance. A l’aube, ils ont fait retraite en laissant pas mal d’hommes au sol.

Les rebelles piétinent. Et l’aviation de l’Otan ne peut pas écraser les maisons bourrées de civils, même si beaucoup d’entre eux s’échappent, sous le feu, pour arriver par familles entières, hagards mais saufs, jusqu’au premier check-pont des rebelles. Un peu plus loin, l’hôpital est plein. Et les rebelles s’énervent et finissent par se quereller entre eux.

Beni Walid, sa montagne, ses snipers...Mohammed racontait tout cela devant les caméras de la BBC. Il ne suivra pas la fin de la bataille. Mais l’ami est vivant.

Jean-Paul Mari - Le Nouvel Observateur