Bataille d' Alesia    52 Av JC                                                            Bataille de Verdun 1916 verdun                               Siege-alesia-vercingetorix-jules-cesar

                  

A l’occasion de la commémoration du centenaire de la bataille de Verdun  en 1916, diverses publications commencent à étoffer la toile. Je viens donc de m’immiscer dans un  forum : Verdun, notre dernière victoire…

 J’en profite donc pour rebondir sur cette actualité récurrente et apporter mon éclairage à propos de l’affaire d’Alésia. Dont l’instrumentalisation nous révèle les causes insoupçonnées de cette terrible guerre. Mes publications se transposant souvent de l'actualité à un évènement passé, je replace donc un message de novembre 2013.

 

 

 

    


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 Statue de Vercingetorix ( 19 e siècle)   à l'éffigie de Napoléon III    

<< LA GAULE UNIE FORMANT UNE SEULE NATION ANIMEE D'UN MEME ESPRIT,PEUT DEFIER L'UNIVERS >> (inscription sous la statue)

                                                                                                             

                                                                                             

 En cause originelle de cette terrible guerre 14-18, je propose une version qui va peut- être me clouer au pilori mais qui devrait en faire réfléchir plus d'un. J'accuse en fait l'état français et tous ses rouages d'être responsables du climat belliqueux ayant conduit au désastre que l'on sait. Y compris bien entendu la montée du nazisme hitlérien. Nos cousins germains devraient être allégés d'un gros poids sur la conscience.

 

    En effet lors du second Empire, Napoléon III et ses sbires en recherche de légitimité historique ont tenté de raviver la flamme de la grandeur passée de la France en promulguant le mythe fondateur de la nation par la figure archétypale de Vercingétorix. Héros ( inconnu de la plupart à l'époque) capable, en 52 AV JC d'unifier les peuples de gaule pour s'opposer aux envahisseurs. L'incarnation du mythe fondateur de la gaule unifiée devant se situer à Alésia, cité sacrée si tant est qu'elle puisse être où des dizaines de tribus celtiques ont convergées pour se porter à son secours. Par une orchestration subtile après un simulacre de fouille, une monumentale statue de Vercingétorix à l'effigie de "Napoléon-III" fut édifiée sur le mont Auxois à Alise st Reine dans la Bourgogne actuelle. A l'embase de ce monument est gravée ce leitmotiv tiré des célèbres "commentaires de la guerre des gaules" de César : << LA GAULE UNIE FORMANT UNE SEULE NATION ANIMEE D'UN MEME ESPRIT,PEUT DEFIER L'UNIVERS >> Toute cette récupération n'a rien à envier aux grandes religions et pourrait être observée d'un oeil complaisant... seulement voilà, la particularité française de l'époque, découlant de la révolution, concentrant les pouvoirs en sa capitale, parvenait très vite à faire ou défaire un culte national (le doute n'ayant encore pas laminé les esprits). Le mythe du fier gaulois "n'ayant peur que d'une chose : que le ciel lui tombe sur tête !" (tout de même) eut tôt fait d'imprégner les esprits. L'ère étant au colonialisme, l'hégémonie française confortait les principes de supériorité et d'excellence vis à vis des peuplades africaines, pensait on alors. Par contre une désastreuse expédition au Mexique et une mauvaise gestion du pays fit perdre de sa superbe à l'Empereur. Sur les conseils de son gouvernement, assuré du soutient d'une armée plus galvanisée qu'organisée, Napoleon III déclara la guerre à la Prusse pour un motif futile ( :dépêche d'Ems ) . En quelques semaines, malgré quelques faits défensifs héroïques ( Belfort), l'armée française fût vaincue et humiliée. En dommage de guerre, la "grande nation' du payer une formidable rançon et surtout céder l'Alsace et une partie de la Lorraine. Un fois la république rétablie, l'effort de la nation se concentra sur son "Empire colonial" et la réorganisation de son système éducatif. L'emprise de Église encore très présente et le pouvoir laïque collaborèrent au maintient du mythe structurant de "nos ancêtres les gaulois" . Moyen pratique pour relever la nation sans trop occulter un message chrétien intemporel et asservissant... L'éducation nationale pris son essor, mais outre ses bienfaits reconnus, les hagiographes dans leur rancoeur forgèrent toute une génération dans l'esprit de revanche et l'absolue nécessité de répandre leur "savoir" aux autres... C'était l'époque des "hussards de la république". L'Alsace et la Lorraine faisant office de "faire valoir". Le calendrier fût même modifié, il était malvenu de prononcer : "l'an septante". C'est donc de cette époque que daterait l'illogisme de soixante-dix... Bien entendu, on pourrait trouver d'autres raisons, plus élaborées, de grands historiens et sociologues s'étant déjà penchés sur la question. C'est de cette époque que date l'essor du capitalisme, du socialisme, la dictature du prolétariat, l'anarchisme, mais aussi l'assassinat de Jaurès etc... l'avidité, l'ignorance et la colère, les défauts les plus basiques l'ont emporté. Le progrès, qu'il soit moral ou matériel ne vaut que s'il est partagé par tous. Ne sous estimons pas ce mythe du héros sauveur du monde, galvanisant un peuple élu. Celui-ci a la vie dure et transcende souvent notre législation. Il est en nous, d'où intérêt de rechercher la vérité historique avant de se lancer dans une quelconque aventure politique ou religieuse. 

 

 Ce texte étant déjà ancien... Je continue par un ajout que j'ai du apporter..

D'ALESIA A VERDUN

Vous comprendrez suite à la présentation de ce sujet, mon embarras vis à vis des autorités ayant le "sens de l'état". Je comprends cette mise en scène à propos du personnage de Vercingetorix. De tous temps les propagandistes ont utilisés le thème du héros demi-dieu rassembleur d'un peuple déchu à la gloire passée.  Le jeune chef arverne à la tête des tribus coalisées a utilisé également ce moyen, en atteste le revers des fameuses monnaies d'or ( Stataires retrouvés indiscutablement) celles ci ont été frappées à l'effigie d'ALEXANDRE LE GRAND. Avec ce jeune éphèbe, nous sommes bien loin du portrait hirsute du chef des gaulois, lui même calqué sur les traits de Napoléon III.
  Bien entendu, si cette machination a si bien fonctionné sur le peuple français, c'est qu'il existait bien un milieu social et culturel disposé à l'accueillir... Comme je viens de le décrire, dans la conscience collective des peuples n'existe t'il pas se sentiment de revanche ? Après tout, c'est tout de même à Alesia que le monde bascule sous le joug romain.  La récupération était donc fort tentante. Elle peut même être légitime ! Seulement "le défit à l'univers" aurait pu être la paix. Il n'en n'a rien été. Encore aujourd'hui la querelle d'Alésia est récurrente entre français, même s'il y a eu tromperie, beaucoup ne veulent pas voir leurs historiens désavoués. Tout comme une erreur de justice est difficile à admettre au risque de compromettre l'ensemble... La vérité au sujet de la nature et l'emplacement même de cette cité  est donc à ce point inavouable ? Certes aujourd'hui, après trois terribles guerres avec nos voisins européens il est difficile d'accréditer la version proposée ici...
  Pourtant, le moment va venir où il faudra avouer que cette entremise, est le produit d'une collusion entre l'Église et les responsables de la nation française de l'époque. Si l'on retrouve le véritable emplacement d'Alésia (finalement tellement simple et évident)  beaucoup vont se poser des questions et demander des comptes. Reste à savoir maintenant comment notre civilisation surmontera la vérité historique si celle ci  modifie la version officielle de la genèse du Christianisme?
   << Ce n'est pas à Dieu d'arrêter les guerres, mais aux hommes! il ne faut donc pas attendre la paix d'une "vérité révélée" mais d'une "vérité avouée" .   >>

Il me faut tout de même ajouter que l'Allemagne n'est pas en reste pour exploiter ce genre de thème, mais le cas d'Alésia est différent car les positions à la fois dans le temps et géographiques laissent à penser que la prise de cette cité a été capitale. La "PAX ROMANA" (paix romaine) s'installe et par ce concours de circonstances, le christianisme prend son essor en Gaule.    Dieu est-il Gaulois ?


Jean-Claude BONNOT