Le Christianisme... la religion parfaite ?

 

 

rois mages

   Copie de FAUCHEUR-originel

 Miniature

3e partie - LE FUTUR EST UN LONG PASSE -

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Ptq70vFI3Lw#t=10s

 

 

drapeau anglais

 

Sous titrées en anglais et publiées par http://mayatouviere.com/leclaireur-de-jean-claude-bonnot.html )

 

 

  Cet article rencontre au vu de l'actualité accaparée par les phénomènes religieux, de plus en plus d'interêt. Je le remets donc en tête d'affiche accompagné de la dernière partie de ma vidéo où j'aborde considérablement les péripéties de l'Eglise Catholique est la démission du Pape. Voici donc en cette période estivale un sujet propice à la méditation.

 Article paru  le 21 decembre 2012

Nous sommes au solstice d'hiver, période des nuits les plus longues, fin cyclique,  amorçant de fait la renaissance...la progression  des jours nouveaux (Noël)...date choisie pour célébrer la naissance du Christ... j'affiche en "cadeau" de Noël (pour ceux qui l'ont déjà lu, ce partage "éclairant"  ne peut être que bénéfique) une partie de mon livre, du chapitre : LA RELIGION PARFAITE ....Joyeux Noël !

(L'Eclaireur, D'Alesia au Christianisme, Jean Claude Bonnot)

     Il y a quelques années, je me suis rendu à une conférence donnée par un moine bouddhiste Japonais, en visite dans notre région. Le thème portait sur la présentation du Mandala ou objet de culte vénéré par son école, mais aussi sur les autres formes de symbolismes adoptées par les autres religions. Celui-ci m’a beaucoup surpris en désignant le Christianisme comme « la religion parfaite » (sic), manifestée par l’adoption de la Croix. Emblème qui, au-delà du sacrifice, représente l’homme dans tous ses états : physiquement debout écartant bras, spirituellement par son tronc vertical en contact avec le ciel et socialement par sa branche horizontale en rapport avec la surface terrestre à la rencontre de ses frères humains.

     Ensuite, ce petit moine au crâne rasé nous a expliqué que cette « perfection » péchait par un idéalisme tourné entièrement vers la résurrection après la mort, alors que le royaume de Dieu doit être réalisé sur terre. Enfin, ce ne sont pas exactement ses mots car les bouddhistes ont une approche différente de notre conception occidentale de la divinité…mais c’est comme cela que je l’ai compris.

     — Méfie-toi de tes interprétations, reprit Sophie en dissimulant un bâillement, à cette heure, je n’ai plus l’attention requise pour suivre ton raisonnement. C’est donc à cette occasion que tu t’es converti au bouddhisme ?

     — Non, pas seulement, par mes recherches et implications, je m’étais déjà exercé à cette ascèse. Mais ce petit moine venu des antipodes, par son érudition, son approche respectueuse et compatissante, m’a beaucoup appris ce jour-là sur la façon dont il me fallait considérer le message du Christ.

     Il est vrai que notre religion d’état s’est « affinée » au fil du temps. Au début les disciples de Jésus avaient pour signe de distinction le poisson. Sans connaître vraiment le moment où la croix a été imposée, je suppose que le Concile de Nicée y est pour beaucoup… Pour ce qui est de l’élu, sa conception s’inspire de la genèse mythologique des demi-dieux comme Héraclès. Ayant pour père adoptif un humain (comme Joseph), mais qui est le fruit de l’accouplement de Zeus, le dieu tutélaire et d’une pure mortelle (comme Marie). Rien de bien troublant, puisque ces hommes, au destin exceptionnel, sont certainement arrivés, attendus et désirés dans un berceau prédisposé à les accueillir.

     Jésus représente la perfection, il naît parmi les humbles et anonymes (tout en étant de la maison de David). Comme le lotus fleurit dans la Mare… Un signe cosmique l’annonce, une comète ou étoile filante guide des Rois Mages venus d’Orient qui attendaient la réalisation de cette prophétie.

     À ce sujet, pour avérer mes dires au sujet de l’annonce universelle d’un messie dans les autres traditions, je ne résiste pas à te lire quelques stances du Sutra du Lotus, livre qui est l’un des dix ouvrages littéraires à emporter sur une île déserte, comparable à la Bible, pour le Bouddhisme. J’ai ce trésor en permanence dans mes bagages.

     — Mais… Jean-Charles, je m’endors, je dors… murmure encore Sophie.

     — Attends encore, c’est l’annonce d’un éveillé arrivé dans le monde, rien de plus stimulant ! Écoute…

     Sutra du Lotus /chap. VII « La ville fantasmagorique » « Cet évènement, à quelle raison est-il dû Pour qu’apparaissent de tels signes ? Nos différents palais Resplendissent d’une lumière jamais vue par le passé : Est-ce qu’un dieu de grand mérite est né, Ou bien un Eveillé surgit-il au monde ? Jamais encore ne s’est vu de tel signe, Il nous faut nous mettre unanimement en quête, Franchir même des millions de myriades de terres, Pour s’enquérir de cette lumière, la chercher ensemble. Sans doute un Eveillé est apparu au monde Pour délivrer les êtres dans la peine. »

     — Ne trouves-tu pas cela significatif ? Enchaîne aussitôt notre éclaireur, comme si tous ses interlocuteurs trouvaient limpide ce genre de prose… Mais à l’évidence, la lecture des stances du Sutra, n’a pas illuminé sa compagne, il semble bien que les bras de Morphée se soient refermés sur elle …

     Qu’importe, songe notre homme, pour un peu il se serait cru sur le Mont Tabor en train de vivre la transfiguration pendant que ses disciples dormaient inconscients !

     Mais non, Jean-Charles est bien une personne de ce début de troisième millénaire, et de nos jours le moindre « signe cosmique » est rapidement décrit par un scientifique, soit comme comète qui se dissout en rentrant dans l’atmosphère ou comme une super Nova qui s’illumine brièvement à des millions de kilomètres de nous. L’« Éveillé » d’aujourd’hui ne risque pas d’être annoncé ou en tout cas reconnu de cette manière. De plus, s’il se mettait à vilipender les dormeurs comme au Mont Tabor il se ferait vite appréhender pour « délires mystiques ».

     Pour notre éclaireur, Jésus a vraisemblablement existé en tant que personne commune à tous les mortels, il aura fallu que causes et conditions soient réunies. C’est-à-dire que le « libérateur » devait apparaître dans un milieu social et culturel disposé à l’accueillir, se sentant en l’occurrence opprimé et humilié par l’occupant Romain. Un terreau par conséquent propice à susciter vocation et complots. Jésus est donc apparu, conformément aux prophéties qui l’annonçaient au sein d’un monothéisme élitiste, bien implanté en Palestine depuis la migration d’Egypte des hébreux et des partisans de Ptah. Divinité considérée, au pays des pyramides, comme le verbe créateur (la cause originelle pour le Bouddhisme), synthétisé par la suite en Dieu unique.

 

Dans le même sujet, vous pouvez aussi consulter mon texte de l'an passé.. " Nuit de Noël, étoile des rois mage et ...étoile DUBHE ! "

 

Jean Claude Bonnot